Adrien Ouvrier : affiche

[+] Affiche de la braderie , 1931



Adrien Ouvrier : illustration pour "Force et lumière"

[+] Illustration pour "Force et lumière"



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Peintre & illustrateur

Retour à la vie civile (1919-1924)

En 1919, toujours mobilisé, Adrien Ouvrier obtint une permission spéciale pour se présenter au Prix de Rome de Gravure. La longue interruption due à la Guerre ne lui permit pas d'emporter le Prix.
A sa démobilisation, il retourna à Paris pour reprendre ses études à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts. Il fréquenta l'Atelier CORMON, l'Académie COLAROSSI et des cours à Montparnasse, tout en préparant le professorat de dessin d'art.
Adrien Ouvrier se lia d'amitié avec Marius VALIERE (1890-1969), félibre, imagier, comédien et écrivain, originaire de Carmaux (Tarn), ainsi qu'avec Raoul DASTRAC (1891-1969), peintre post-impressionniste.
En 1923 Adrien Ouvrier fut nommé professeur de dessin d'art à Charolles (Saône-et-Loire). La même année, il épousa Alice Gaubiac (1899-1962), qui était narbonnaise.

Vienne (A partir de 1924)

En 1924, il s'établit à Vienne comme titulaire du poste de professeur de dessin d'art au Collège Ponsard. En 1927, il obtint la distinction d'Officier d'Académie.
Après avoir habité sur les hauteurs de Vienne, Adrien Ouvrier résida à partir de 1932 au numéro 3 de la rue de la Chaîne, en plein centre-ville. La pièce principale de son appartement, donnant sur la place de l'hôtel de ville, fut transformée en atelier séjour. Tous les moments dont Adrien Ouvrier pouvait disposer furent consacrés à la peinture et à la musique, en compagnie de son ami Robert Weinzaepfel. Professeur de mathématiques au collège Ponsard de 1931 à 1947, Weinzaepfel fut aussi organiste à l'église Saint-Martin, dans la vallée de Gère.
En 1939, se trouvant en vacances en Corse à Corte, Adrien Ouvrier fut mobilisé sur place. Quelques mois plus tard, démobilisé, il retourna à Vienne.
Adrien Ouvrier illustra plusieurs ouvrages de Prosper Gien, écrivain viennois : "Cristal" et "Contes à Micheline". Il participa à une revue locale, "Pages viennoises", et au magazine trimestriel "Force et Lumière" dont les articles étaient abondamment illustrés.
En 1945, à la demande de Jean d'Auvergne, éditeur de la collection "Soleil en France", Adrien Ouvrier collabora en tant que directeur artistique et illustrateur à "Vienne en France ", imprimé par Martin Ternet. Cet ouvrage retrace l'histoire de Vienne, sur le plan culturel et économique, et envisage les perspectives d'avenir de la cité. Trente artistes apportèrent leur contribution, dont le peintre Hippolyte Lety et les photographes Chaumartin et Blanchard Frères. Adrien Ouvrier figura aussi parmi les soixante auteurs grâce à une étude sur l'œuvre du sculpteur Joseph Bernard (1866-1931) où ses mots semblent faire écho à sa propre expérience : " Jamais Joseph Bernard (…) n'oublia les grandes lois d'équilibre qui veulent que le fragment reste subordonné à l'ensemble, que les volumes se balancent et que les lignes se répondent. On n'atteint à cette harmonie qu'au prix de lentes méditations et de sacrifices. "
En 1993, une rétrospective de l'œuvre d'Adrien Ouvrier eut lieu à l'occasion du centenaire de sa naissance au Salon du groupement des artistes viennois. Jean Eynaud, président d'honneur de la manifestation, décrivit l'artiste ainsi : "Sensible à la nature Adrien Ouvrier ne délivra finalement qu'un message : celui qu'il reçut de son dialogue permanent avec une création inondée de soleil".

Provence et Corse

C'est un voyage en Provence qui révéla Adrien Ouvrier à lui-même. L'intense luminosité des ciels méditerranéens, la richesse des coloris que l'on y rencontre dans les sites les plus divers éclaircirent sa palette. Les mois de vacances scolaires se passèrent en Corse et dans le midi de la France qu'il ne cessa de parcourir, la boîte de peinture en bandoulière et le chevalet fixé sur le porte-bagage de sa bicyclette. Il glana aussi des notes colorées sur des carnets de croquis ou sur des toiles de formats réduits.
Pour Adrien Ouvrier, nature et vérité sont liées. C'est ainsi qu'en décrivant les sculptures de Joseph Bernard, dans l'ouvrage " Vienne en France " daté de 1947, il a ces mots : " ces œuvres recherchent, contrairement aux fausses beautés que tue le plein air, la liberté des parcs où l'atmosphère est plus saine et plus juste que celle d'un atelier ou d'un salon. "
Adrien Ouvrier fit des expositions à Lyon (Société lyonnaise des Beaux-Arts, en 1932, Galerie Malaval, Galerie des Brotteaux), Saint-Etienne (Galerie Boiron), Le-Puy-en-Velay, Narbonne (Salon des Arts du Languedoc, 1935), Toulouse, Montpellier, Toulon , Berne (Galerie Petion).
Membre de la Société des Artistes Français, il exposa chaque année au salon de Paris à partir de 1931.
Le 17 août 1947, Adrien Ouvrier décéda d'un infarctus à Saint-Tropez, alors qu'il mettait à profit ses loisirs pour retranscrire sur sa palette tout l'éclat coloré des paysages qu'il affectionnait.




























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[+] Illustrations pour "Vienne en France"



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